L’essentiel de l’actualité estivale des médias

SFR allie médias et télécoms afin de retrouver une clientèle perdue 

Depuis l’arrivé de Free, en 2012, sur le marché des télécoms la concurrence n’a cessé de croître impactant les résultats financiers des trois principaux opérateurs ainsi que leur capacité à fidéliser leur clientèle. Après une année 2015 difficile pour SFR, marquée par la perte d’un million de clients et un chiffre d’affaires en baisse de 11%, l’opérateur a lancé un vaste chantier de réorganisation interne afin d’inverser la tendance.

L’opérateur semble miser sur la convergence de ses services pour contrer la guerre des prix instaurée sur ce marché. Cette  stratégie de contenu s’illustre par le lancement de sept chaînes sportives regroupant plus de 100 disciplines et 1 000 évènements dont la très attendue ligue anglaise de football. Les clients SFR disposeront par ailleurs d’un accès illimité à l’ensemble des médias du groupe (Libération, L’express, L’étudiant etc.).

SFR estime que les synergies de ce rapprochement permettraient de réaliser 300 millions d’euros d’économies sur l’année 2016 et pourraient attirer une nouvelle clientèle sur un marché ou le simple fait de disposer d’un réseau ne suffit plus.

Snapchat débarque en France

L’application aux 100 millions d’utilisateurs quotidiens, dont 8 millions en France, a annoncé début juin son arrivée sur le marché français. Il s’agit de son deuxième bureau européen, après celui de Londres. Cette entité dirigée par Emmanuel Durand, ancien directeur de Warner Bros France, aura pour objectif de répondre aux attentes des annonceurs nationaux. Les médias hexagonaux pourront ainsi dès septembre apparaître dans la section « Discover » de l’application. Des filtres sponsorisés seront aussi proposés aux annonceurs, comme cela a déjà été fait avec de nombreuses marques internationales telle que Magnum.

Dernière ligne droite pour le projet de loi numérique

Après un passage par une commission mixte paritaire, le projet de loi pour une république numérique sera une dernière fois examiné par le Sénat ce mardi 27 septembre 2016.

Le texte définit pour la première fois internet comme un « bien de première nécessité », la connexion internet des personnes démunies ne pourra donc pas être coupée -même en cas de non paiement des factures. Par ailleurs, de nombreuses mesures additionnelles devraient voir le jour telle qu’une portabilité des données facilitée et une reconnaissance du sport électronique et du statut de joueurs de jeu vidéo. Enfin, Les sénateurs ont limité d’avantages les revenus issus des plateformes collaboratives. Les revenus supérieurs à 5 000 euros par an seront considérés comme imposables.

Réorganisation chez l’Obs

Remaniement du magazine d’information L’Obs en réaction à de mauvais résultats annuels (perte de 2,5 millions d’euros) et à des prévisions également négatives. A l’ordre du jour, une intégration totale de la rédaction de rue 89 à celle de L’Obs, un plan de départ de 40 personnes et des économies de fonctionnement. L’obs devra donc, comme de nombreux acteurs de la presse, réussir sa transformation digitale afin de pérenniser sa situation.

Forte hausse des exportations de programmes audiovisuels français

L’année 2015 aura été bénéfique pour les programmes de télévision français dont les exportations ont augmenté de 6,8%, pour un chiffre d’affaires total de 168 millions d’euros. Parmi les œuvres françaises les plus vendues, on retrouve des séries d’animation comme « Les Chroniques de Zorro » (France 4), « Polo » (Piwi +) ou « Garfield & Cie » (France 3), des fictions à succès dont « Cherif » (France 2), « Un village français » (France 3), « Versailles » (Canal+) et « Engrenages » (Canal+) et des documentaires de qualités comme « Après Hitler » (France 2) ou « Comment Jacques Jaujard a sauvé le Louvre » (France 3).
Outre une qualité accrue des programmes, les productions françaises bénéficient des services SVOD comme Netflix et Amazon qui offrent une plus grande visibilité auprès de clients du monde entier.

YouTube durcit sa politique de monétisation des vidéos

Le géant de la vidéo en ligne vient de mettre à jour ses consignes relatives aux contenus. L’objectif principal pour YouTube est de lutter contre le placement produit, souvent perçu par les utilisateurs comme de la publicité dissimulée. YouTube se réserve donc le droit de démonétiser, voire de supprimer dans certains cas, les vidéos sponsorisées afin d’empêcher la surexposition publicitaire des utilisateurs de la plateforme.

 

Christophe Marinho

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