Le e-cleaning : un nouvel enjeu écologique

Le numérique pollue lui aussi !

L’utilisation et la fabrication d’outils numériques est aujourd’hui un facteur de pollution croissant, tout comme l’industrie agroalimentaire ou automobile. La pollution liée au numérique serait d’ailleurs plus haute que celle liée à l’aviation. En effet, le secteur de l’aviation constitue 2 à 3% des émissions mondiales de CO2 contre 4 à 5% pour l’informatique. Comme il existe beaucoup d’efforts facilement réalisables au quotidien comme trier ses déchets, prendre des douches plutôt que des bains… il existe des moyens de réduire son empreinte écologique liée au numérique.

Qu’est ce que le E-cleaning ?

Selon Bela Loto Hiffler, CEO de la maison de l’informatique responsable, le fait « d’envoyer un mail de 1Mo équivaut à une heure d’utilisation d’une ampoule de 25W ». Le principe du E-cleaning est donc de mettre en place plusieurs actions pour alléger les impacts nocifs liés à notre utilisation de différents outils numériques.

Réduire l’impact de sa boite mails

Il est possible de mettre en place plusieurs actions pour optimiser sa boite mail. Par exemple, éviter de mettre des images dans sa signature de mail et privilégier le texte, réfléchir à deux fois avant d’envoyer des pièces jointes inutiles ou privilégier des logiciels comme WeTransfer qui suppriment les fichiers après quelques semaines. Le tri reste l’action la plus importante du E-Cleaning. Il est important de prendre l’habitude de trier ses mails dès leur réception en les supprimant ou en se désinscrivant des newsletters, cela évitera un travail bien plus long par la suite. Les vieux mails gardés sur une boite continuent de générer de l’énergie inutile sur les serveurs où ils sont stockés. Il faut aussi bien penser à vider la corbeille où ils ont été déplacés. Selon Orange, on pourrait éteindre 2,7 Milliards d’ampoules pendant une heure si tous les français supprimaient 50 mails.

Les recherches sur Internet

Il existe également des moteurs de recherche plus respectueux que le géant Google. Chaque recherche sur un moteur de recherche produit du CO2 lié aux stockage et au transfert de données. Selon Bela Loto Hiffler, une recherche et cinq résultats consultés sont l’équivalent de 10 grammes de CO2 de générés. Un français fait en moyenne 2,66 recherches par jour, c’est donc 287.600 tonnes de CO2 de générées pour les recherches sur internet en France soit un trajet de 1.5 millions de kilomètres en voiture. Les solutions sont nombreuses : éviter de passer par un moteur de recherche pour un site dont on connaît l’adresse et mettre les sites fréquemment utilisés en favoris. Certains moteurs de recherche mettent en place des actions ecoresponsables. Ecosia, Lilo, Ecogine sont trois moteurs de recherche palliant les mauvais effets par de bonnes actions. Par exemple, Ecosia utilise 80% de ses profits tirés des recherches en ligne pour planter des arbres.

L’utilisation du cloud

Le cloud est rendu possible grâce a des Data Center. Ce sont de grosses installations très couteuses en énergie. Selon GreenPeace, si le cloud était un pays, il représenterait le sixième pays le plus énergivore dans le monde, avant la France. Même si le cloud constitue une belle avancée et que les grands groupes font des efforts pour réduire leur consommation, il faut préférer le stockage local pour réduire son impact. Il existe des systèmes de cloud personnel comme Lima. En installant un boitier branché à sa box internet, Lima permet d’accéder à son disque dur externe de n’importe où via un compte et une connexion internet, sur un smartphone ou un ordinateur.

La box internet personnelle

Une box internet serait autant consommatrice d’énergie qu’un petit frigo selon l’agence de l’environnement et de la maitrise de l’énergie. Eteindre sa box internet pendant les vacances ou pendant la nuit permettrait donc de préserver une grosse source d’énergie. Les nouvelles box internet sont très souvent couplées à des applications qui permettent de programmer des plages horaires d’activation pour couper sa box aux heures où elle n’est pas utilisée.

Il existe donc plusieurs solutions pour réduire sont impact écologique lié au numérique. Ce secteur en forte croissance n’est pas connu comme étant très pollueur et pourtant il tend à avoir de plus en plus de mauvais impacts sur l’environnement. A vos boites mails, prêts ? Nettoyez !

 

Laura Dudragne.

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