Débat : quel futur pour l’audiovisuel ?

Jeudi 27 janvier, trois professionnels de l’audiovisuel nous ont donné leur vision sur le futur de la télévision lors de la 30e édition du FIPA festival à Biarritz, où le Master 226 a eu la chance d’être invité.

La théorie du Big bang serait-elle valable pour l’audiovisuel ?

Nous parlons souvent de la « mort de la télévision », or le temps a bien montré qu’un média n’en remplace pas un autre. Toutefois depuis l’arrivée d’Internet, de nouveaux enjeux sont apparus pour les médias traditionnels. Quelles sont les nouvelles opportunités pour le monde de l’audiovisuel et dans quelle mesure ce secteur doit répondre à de nouveaux défis?

Lors de la conférence « Audiovisuel : Le Big Bang ? » animée par Gilbert Ouellette, l’arrivée du numérique dans le monde de la télé a été mis en parallèle avec le phénomène du « Big Bang ». Cette métaphore cosmique illustre bien le bouleversement provoqué par le digital qui a profondément impacté le monde de la télévision traditionnelle et qui a participé à une atomisation des contenus et de l’offre.

La multiplicité des contenus s’est également accompagnée d’un accroissement de la consommation …. Les « téléspectateurs » ont désormais la possibilité de les regarder de façon ATAWAD (any time any where any devise). Les contenus audiovisuels sont devenus une commodité.

Mais quel avenir pour le média ? L’avis de trois experts.

Trois professionnels nous ont donné chacun leur vision du monde de l’audiovisuel autour de ce débat ouvert.

Pour Jeroen Depraetere, responsable de l’European Broadcast Union (EBU) ; le futur de la télévision se jouera autour de la bataille de l’audience entre Internet et la télévision traditionnelle. Mais le grand enjeu et la révolution, c’est la récolte de la data nominative que possèdent les opérateurs de télécommunication, cela va révolutionner l’audiovisuel en général puisqu’il y aura une connaissance pointue des abonnés et par conséquent une meilleure connaissance de leurs attentes et de leurs préférences.

Nora Melhli, responsable des créations originales et des contenus délinéarisés chez Altice Studio, insiste sur la brutalité du choc entre le monde du numérique et celui de l’audiovisuel. Aujourd’hui on parle d’usage « où l’on veut et quand on veut », elle avoue elle-même que tous les professionnels de l’audiovisuel doivent désormais impérativement se mettre à jour sur le digital, mais que c’est à la fois une grande opportunité et un tournant significatif.

Alors que Gilles Galud, producteur de chez Studio +, plateforme qui a opté pour le format série «10 x 10 minutes » en proposant des productions originales; parle de la révolution des formats. Il y a désormais un désir de raconter les histoires autrement, en adaptant le format des contenus audiovisuels aux nouvelles habitudes de vie, et notamment au manque de temps des « téléspectateurs » ultra-connnectés.

Chaque intervenant a pu alors aborder des enjeux primordiaux pour le futur de la télévision, en s’accordant tous sur un point : « Content is king » ! Les acteurs de l’audiovisuels doivent prendre en compte dans leur stratégie média, les nouveaux enjeux de la révolution numérique …. mais pas au détriment du contenu.
Une chose est sûre, la télévision ne mourra pas, mais il est certain qu’elle fera face à de grands changements. Affaire à suivre !

Laetitia Rey

1 commentaire

  1. J’aime bien votre style « actualité web sous forme de débat ». On ne peut pas nier que les médias traditionnels perdent un peu de vitesse, ils dépendent des nouveaux médias pour tenir leurs places dans la société. Ils publient sur les réseaux sociaux les programmes sur leurs antennes afin de détourner l’attention des internautes de voir la télévision. Oui vous dites vrai, la télévision ne mourra pas. Bon sujet de débat. Merci

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